Quand je t’ai vue pour la première fois, je t’ai trouvé mignon. Je t’ai adopté malgré tout ce que les gens racontaient sur toi. « Ne le prends pas, il est fou », « Ce chien-là est fini ». Malgré tout, j’ai voulu te donner une chance. C’est vrai, tu es peut-être le chien le moins accueillant lorsque quelqu’un traverse la porte. Montrant tes dents, jappant. J’étais loin de me douter que ma vie allait changer.

Je me suis mis à faire des recherches. Je voulais trouver la solution « miracle » qui allait t’aider à redevenir un chien « normal ». Mais ce que j’ai trouvé, c’est de l’inquiétude et de l’empathie. Mon chien, était craintif, apeuré, terrorisé à la vue de nouvelles personnes. Il était terrorisé à seulement entendre quelqu’un parler.

J’ai senti à ce moment-là un fort lien entre toi et moi. J’avais l’impression que tu avais enfin trouvé quelqu’un qui t’avait compris. Puis un éducateur canin nous a aidés. Chaque exercice, chaque pas en avant, et même en arrière nous rapproche. On fête des victoires, comme la fois où tu n’as pas réagi devant le facteur.

Tu as changé ma vie, sans le savoir. Tu me permets de voir que bien souvent, des petites bêtes comme toi ont besoin d’aide, qu’on n’écoute pas. Tu m’as permis de comprendre le point de vue de millions d’humains, qui, comme toi mon chien, vivent avec de l’anxiété à tous les jours.

Le sentiment de remerciement lorsque tu déposes ta tête sur ma jambe pour dormir est si gratifiant, j’ai le cœur gros. Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent, mais au fond, tu resteras toujours mon petit bébé spécial.

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